Pendant un de mes voyages au Japon, pays que j'affectionne tout particulièrement, j'ai eu l'occasion à de nombreuses reprises de traîner dans le quartier de Ochanomizu ( littéralement : quartier de "l'eau à thé" ), quartier qui ferait saliver n'importe quel guitariste ou bassiste, puisque la moindre boutique renferme plus de modèles custom shops de marques de rêves ( comme Gibson, PRS, Fender, ESP ou d'autres moins connues ) que l'ensemble de la France n'en compte sur plusieurs années... C'est dans un de ces petits magasins ( donc 6 étages de matos à tomber... ), que j'ai pu tester dans un JCM800 d'époque équipé de lampes New Old Stock, donc purement vintage d'origine, une Les Paul Custom VOS Reissue 57, donc la production était alors quasiment reservée au marché Japonais, directement issue du Custom Shop Gibson... 

Comment dire... Parfois jouer d'un instrument ne se limite pas à un monologue de la part de l'instrumentiste, mais l'instrument semble répondre et un dialogue s'installe. On touche au spirituel... C'est exactement ce que j'ai pu ressentir ce jour là... Bien sûr, mon budget ne permettait pas d'envisager l'achat de ce Graal personnel, mais à ce jour je pense encore avec émotion à ce moment hors du temps ou j'ai murmuré à l'oreille d'une guitare, et ou elle m'a "répondu". 

Je projette d'ailleurs l'acquisition de ce même modèle dans les mois qui viennent, puisqu'il est depuis quelques années disponible sur nos rivages, mais je devrais trouver LA guitare, pas seulement ce modèle, mais celle qui comme sa soeur exilée me répondra quand je lui parlerais... Certainement une tâche difficile et qui m'emmènera au delà d'un simple essai local, mais ce qui est simple à obtenir a-t-il la même saveur que ce qui est difficile ou l'intensité et la difficulté d'une recherche, d'un travail, ou d'un chemin ne valorisent-ils pas encore un peu plus le goût de l'accomplissement ?